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  • : Pour l'égalité et la liberté pour tous. Pour en finir avec le capitalisme, l'exploitation et toutes les dominations. Pour une extrême-gauche démocratique et unie. Pour l'unité de la gauche démocratique, anti-capitaliste, féministe, révolutionnaire.
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 11:12

Présentation de la revue Critique Sociale :

"Notre but est de contribuer à l'information et à l'analyse concernant les luttes sociales et les mouvements révolutionnaires dans le monde. Nous nous inspirons du "marxisme", en particulier du "luxemburgisme", certainement pas comme des dogmes (qu'ils ne sont en réalité nullement), mais comme des outils contribuant au libre exercice de l'esprit critique, à l'analyse de la société, et à la compréhension de sa nécessaire transformation par l'immense majorité. Nous combattons le capitalisme et toutes les formes d'oppression (sociales, politiques, économiques, de genre). Nous militons pour que "l'émancipation des travailleurs soit l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes", pour une société démocratique, libre, égalitaire et solidaire : une société socialiste, au véritable sens du terme." (présentation).

* Critique Sociale n° 1 (octobre 2008) : crise du capitalisme, entretien avec Marx (1869), perspectives d'émancipation...

* Critique Sociale n° 2 (novembre 2008) : crise du capitalisme, les inégalités dans le monde, Boris Souvarine.

* Critique Sociale n° 3 (décembre 2008) : chômage, lutte dans l'enseignement, PS, Marx sur la Commune, le "libéralisme".

* Critique Sociale n° 4 - spécial Rosa Luxemburg (janvier 2009) : Sur Rosa Luxemburg, et traduction de trois de ses textes.

* Critique Sociale n° 5 (février 2009) : luttes sociales, Cuba...

* Critique Sociale n° 6 (mars 2009) : la démocratie, "Herr Vogt" de Marx.

* Critique Sociale n° 7 (septembre 2009) : luttes sociales, syndicats, crise du capitalisme, Victor Serge, féminisme.

* Critique Sociale n° 8 (novembre 2009) : suicides au travail, crise du capitalisme, Friedrich Engels, Marx-Keynes-Paul Mattick.

* Critique Sociale n° 9 (février 2010) : crise du capitalisme, Chili, Marx, Wolfgang Leonhard.


* Critique Sociale n° 10 (mai 2010) : crise du capitalisme, Rosa Luxemburg, histoire de l'Ile de Pâques.

 

* Critique Sociale n° 11 (août 2010) : crise du capitalisme et réforme des retraites, Rosa Luxemburg, Claude Lefort.

 

* Critique Sociale n° 12 (octobre 2010) : lutte face à la contre-réforme des retraites, Rosa Luxemburg.

 

* Critique Sociale n° 13 (décembre 2010) : lutte face à la contre-réforme des retraites, chômage, Congrès de Tours, Marx et la démocratie (Rubel).

 

* Critique Sociale n° 14 (février 2011) : révolution en Tunisie, Maximilien Rubel, Paul Frölich.

 

* Critique Sociale n° 15 (mars 2011) : révolutions et actualité, Rosa Luxemburg,article de B. Souvarine.

 

* Critique Sociale n° 16 (avril 2011) : révolutions et actualité, Karl Liebknecht, Commune de 1871, sommaires.

 

* Critique Sociale n° 17 (septembre 2011) : crise du capitalisme, précarité, luxemburgisme...

 

* Critique Sociale n° 18 (novembre 2011) : crise du capitalisme, PS, Alexandre Blanc...

 

* Critique Sociale n° 19 (janvier 2012) : crise du capitalisme, plan d'austérité, inégalités, Paul Frölich, République de Weimar...


Pour recevoir la revue par mail dès sa parution, écrivez à : critiquesociale-subscribe@yahoogroupes.fr

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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 15:08
Ces jours-ci, les dirigeants du Parti dit "socialiste" ne cessent de proclamer en substance et à tour de rôle qu'être de gauche et moderne, ce serait être de droite.
Ces gens, qui n'ont strictement rien de socialistes, appartiennent aux classes les plus privilégiées de la société. De ce fait, il est logique qu'ils ne tiennent absolument pas leur rôle d'opposition, comme on le voit sur la durée de cotisation pour les retraites. Ils sont incapables de défendre les acquis sociaux, et plus : ils n'y voient aucun intérêt, car leur perspective n'est pas de défendre les travailleurs, mais seulement de gérer le système tel qu'il est.

L'adoption ou non du mot libéralisme ne change rien à l'affaire. Les dirigeants du PS ont depuis longtemps renié le socialisme pour se convertir au capitalisme, c'est cela le fond du problème. Que le terme libéralisme corresponde ici aux défenseurs fanatiques du capitalisme, ce n'est qu'un des exemples de ces mots qui sont vidés de leur sens. Même l'expression "économie de marché" n'est pas le problème : le fond de la trahison du PS, c'est sa défense du capitalisme.

C'est un parti qui n'a dans les faits plus rien de socialiste depuis des décennies. Soit le PS veut redevenir socialiste (ce qui n'est le cas d'aucun des dirigeants) et il faut changer radicalement sa politique et son fonctionnement, soit il continue comme maintenant et mieux vaut cesser de mentir et donc abandonner le nom socialisme. Cela permettra de rendre son vrai sens à ce mot (au passage, si le parti post-stalinien franchouillard - dit PCF - pouvait cesser de salir le mot communisme, ce serait une bonne chose aussi).

Bien entendu, ce sont les mêmes qui ont renoncé au socialisme qui renoncent à la démocratie. Comme l'écrivait Rosa Luxemburg : "renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même." L'appareil du PS a d'ores et déjà, et depuis longtemps, renoncé à la fois au socialisme, au mouvement ouvrier, et à la démocratie (même la fin du cumul des mandats, petit projet d'amélioration de la non-démocratie actuelle, a été courageusement abandonnée par le PS).
L'appareil du PCF est dans le même cas, et depuis longtemps aussi : depuis sa soumission au stalinisme, entraînant son adhésion à un régime capitaliste d'Etat et anti-démocratique.

Dans ces conditions, il n'y a rien à attendre de ces appareils politiciens dans notre lutte contre le système actuel, qui est capitaliste et non-démocratique. Comme l'avait annoncé Karl Marx, aujourd'hui plus que jamais "l'émancipation des classes travailleuses doit être conquise par les classes travailleuses elles-mêmes".
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 14:38
L'annonce a fait les gros titres vendredi 18 avril : le gouvernement français a annoncé fièrement le doublement de son aide alimentaire.
Une réponse adaptée à la tragique crise qui touche des centaines de millions de personnes dans le monde ?

En réalité, l'aide va bien doubler, mais comme elle était quasi-nulle, deux fois zéro ça fait toujours zéro...
L'aide était de 30 millions d'euros, elle sera désormais de 60 millions d'euros. On pourra toujours se dire que c'est toujours ça, mais force est de constater que l'effet d'annonce remplace une réelle politique de solidarité internationale.
Le budget de l'Etat français est en 2008 de 355 milliards d'euros. Cette aide va donc représenter exactement 0,00017 % du budget de l'Etat.

C'est l'occasion de se rappeler de cette citation de Karl Liebknecht : "La prospérité des peuples est indissolublement liée". En effet, laisser mourir de faim nos semblables est moralement intolérable, et c'est de plus un non-sens en ce qui concerne même des préoccupations égoïstement "nationales"...
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 18:08
D'après une enquête publiée le 12 février par le (très patronal) quotidien La Tribune, les grands patrons français gagnent 6,175 millions d'euros par an (chiffre médian). Cela représente tout de même 11 siècles de RMI, et 5 siècles de SMIC !

77% de ces grands patrons français ont vu leur rémunération augmenter de plus de 40% en 2007, étant désormais les mieux payés d'Europe. La France arrive maintenant au 2e rang mondial pour la rémunération des grands patrons, juste après les Etats-Unis.

Les grands patrons français gagnent ainsi en moins de 29 minutes de travail l'équivalent d'un mois de SMIC...

Ces chiffres montrent que les inégalités entre les plus riches d'un côté, et la majorité de l'autre (c'est-à-dire les travailleurs), ne cessent de s'accroître. C'est logique étant donné la politique injuste du gouvernement depuis 2002, et encore plus depuis 2007.
D'autre part le chômage de masse durable, et la précarité, font que les luttes sociales sont plus difficiles à gagner, et que les salaires n'augmentent pas. Les profits sont donc seuls à augmenter, pour le bénéfice exclusif de ceux qui sont déjà privilégiés.

Il n'y a pas de fatalité à cette situation : il nous faut renverser le contexte politique et social, inverser le rapport de force entre classes sociales, pour plus d'égalité et de justice sociale.
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 13:41

Au travers des mobilisations de ces derniers jours, il y a un soulagement, malgré les nombreuses difficultés : une Résistance s'exprime assez largement contre le pouvoir sarkozyste.

Il y a évidemment des insuffisances : il y a notamment nécessité maintenant de mettre en avant des revendications concernant tous les salariés.

Au delà des reculs de société provoqués par la politique de l'UMP, sa politique criminelle contre les immigrés se poursuit.
Le principe de quotas d'expulsés conduit à faire du chiffre au détriment du "facteur humain" si oublié par nos gouvernants, faire du chiffre même si des morts et des vies brisées en résultent... Hortefeux, ministre des assassins, fait sa basse besogne.
De façon générale, les multiples dérapages du dictateur au petit pied passent comme une lettre dans une Poste pas encore privatisée.

Il serait nécessaire que la journée de mobilisation du mardi 20 novembre serve à la constitution d'une résistance unissant les salariés, les étudiants, les chômeurs, les sans-papiers.

Contre le sarkozysme, la mobilisation est la voie de la conquête de la dignité et de la démocratie.

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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /Sep /2007 13:32

Le gouvernement refuse l'augmentation du Smic et des minimas sociaux, attaque les services publics (en supprimant des postes et en s'en prenant à la fonction publique), continue et aggrave la chasse aux sans-papiers, s'en prend au remboursement des dépenses de santé : la liste des reculs de société, en cours ou prévus, est longue.

La stratégie du pouvoir est d'imposer des reculs en découpant catégorie par catégorie, en faisant croire que les problèmes sont fragmentés, que le problème du salaire doit être individualisé.

Face à cette propagande simpliste, il faut réaffirmer que la société implique une interdépendance des individus, et que - par exemple - les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (par ce gouvernement) seront forcément payés par tous, ce qui constitue une politique scandaleusement injuste.

Comme l'a dit il y a quelques jours un militant de SUD-Rail : "Sarkozy fait du sarkozysme, maintenant il faut que les syndicats fassent du syndicalisme". En effet, une véritable riposte implique d'opposer un front uni aux attaques dispersées du gouvernement. Et les revendications se doivent de ne pas être seulement défensives, mais doivent aller dans le sens de plus d'égalité (en demandant des harmonisations par le haut, par exemple).

Par ailleurs, Sarkozy, par sa manière de gouverner, constitue un nouveau recul pour la démocratie. En aggravant encore les principes non-démocratiques de la 5e république, c'est à une monarchie en Contrat à Durée Déterminée que nous assistons.

Face à Sarkozy qui est au service de la classe privilégiée, et se comporte comme un monarque en CDD de 5 ans renouvelable, c'est un mouvement démocratique d'ensemble qu'il faut lui opposer. 
L'unité dans la mobilisation doit maintenant se construire.

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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 14:39

Ces derniers mois, les évènements dramatiques que sont les suicides sur le lieu de travail se sont multipliés. Les causes sont, suivant les cas : le stress, les pressions, les mauvaises conditions de travail, la menace de licenciement... et souvent plusieurs de ces éléments à la fois.
C'est donc l'organisation du travail dans notre société qui est en cause.

Voici quelques extraits de l'entretien donné par Christophe Dejours (psychiatre et titulaire de la chaire de psychanalyse santé-travail au CNAM) au Monde du 22 juillet 2007 :

"Autrefois, les suicides au travail étaient rarissimes. Le phénomène correspondait à des situations très précises, comme lors de l'exode rural, qui s'est accompagné d'une crise effroyable dans le monde agricole. Mais, depuis une dizaine d'années, les troubles musculo-squelettiques, le nombre de pathologies liées à la surcharge au travail, ce qu'on appelle aussi les karoshis ("mort par surtravail" en japonais) se multiplient à un rythme inquiétant." "Il faut en chercher l'origine dans la division du travail poussée à l'extrême."

"Le suicide est l'aboutissement d'un processus de délitement du tissu social qui structure le monde du travail. Une organisation du travail ne peut pas être réductible à une division et à une répartition des tâches, froides et rationnelles, évaluables à tout instant."
"Gérer les rapports humains par la violence, les crocs-en-jambe, les humiliations, les calomnies est ce qu'il y a de plus facile."
"Que quelqu'un souffre dans son travail n'est ni nouveau ni exceptionnel. Mais avant, la communauté de travail offrait des contreparties aux conditions de travail difficiles, aux injustices, aux harcèlements, à travers des systèmes de solidarité assez forts, qui permettaient de tenir le coup. On ne laissait pas l'autre s'enfoncer. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, souvent, le lien social a été liquidé, on ne peut plus compter sur les autres, parce que la communauté est divisée et désorganisée."

"Les systèmes d'évaluation cassent le collectif. Les gens n'ont plus les moyens et les conditions psychologiques pour délibérer, faire remonter les problèmes, participer à l'activité obligatoire, parce qu'il faut à tout prix atteindre des objectifs. Travailler sous cet angle, c'est échouer."
"Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système."

"Nous souffrons beaucoup du court-termisme des dirigeants. Economistes et politiques exaltent le système qui consiste à ramasser le maximum d'argent dans un minimum de temps. Or ces bénéfices sont de plus en plus déconnectés du travail. Le "vivre ensemble" n'est pas rentable immédiatement, mais il est fondamental pour la pérennité du système. En tout état de cause, on ne laisse pas des gens mourir à cause du travail. On ne peut pas accepter qu'au nom de l'efficacité économique on casse notre société en mettant les gens sur le bord de la route. Cette violence générée par une mauvaise organisation du travail, c'est la société qui doit ensuite l'assumer en termes de dégâts sociaux et financiers. On ne peut pas constamment pomper le capital humain et l'intelligence collective sans se préoccuper des conséquences. Parce qu'au bout d'un moment, il n'y aura plus rien à pomper, nous aurons une société invivable, et le système économique ne fonctionnera plus. On a peut-être déjà atteint ces limites."


Face à cette situation, le gouvernement prend les choses en main, puisque Christine Lagarde, ministre de l'économie, a déclaré le 10 juillet 2007 à la tribune de l'Assemblée nationale : "il faut en finir avec les théorisations idéologiques, cesser de penser" (extrait du Compte rendu officiel sur le site de l'Assemblée).
Il faudrait donc "cesser de penser", et laisser les conditions de travail se détériorer pour les salariés, jusqu'à mettre en cause leur vie...
"Cesser de penser" : la ministre de l'économie a visiblement commencé à appliquer ce principe à elle-même...

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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 23:20

A la base mouvement de libre critique et d'analyse des luttes dans le monde, le marxisme croule depuis longtemps sous les fausses légendes.

Le marxisme n'est pas une théorie abstraite, et Marx a clairement critiqué ceux qui "à l'organisation graduelle et spontanée du prolétariat en classe" veulent substituer "une organisation de la société fabriquée de toutes pièces par eux-mêmes." Dans ce passage du Manifeste Communiste (1848), Marx ajoute que, pour ces "critico-utopiques", "l'avenir du monde se résout dans la propagande et la mise en pratique de leurs plans de société".
C'est une récusation par avance d'une des principales trahisons du marxisme par des courants se prétendant "marxistes". Le marxisme de Marx part des luttes concrètes, se nourrit des initiatives directes des prolétaires, et ne cherche surtout pas à les "enrégimenter".
Vouloir diriger les luttes à la place des travailleurs mobilisés, c'est à la fois tuer la spontanéité, empêcher le développement autonome de la lutte, briser la prise de conscience du monde qu'une lutte autogérée apporte ; c'est enfin une attitude opposée au marxisme.

Le marxisme c'est notamment la lutte pour la démocratie la plus large, pour l'abolition du capitalisme, pour l'auto-libération du prolétariat mondial, pour en finir avec le travail salarié qui est un esclavage, en finir avec les états qui sont des instruments d'oppression.
Marx était un révolutionnaire pour la conquête de la démocratie réelle - par exemple, son journal la Nouvelle Gazette Rhénane portait comme sous-titre : "Organe de la Démocratie". Il militait pour l'abolition de la dictature bourgeoise par une révolution du plus grand nombre, dirigée par le plus grand nombre.

Il y a, sur ces points comme sur d'autres, une opposition évidente entre Marx et certains "marxistes". A la fin du 19e siècle, la social-démocratie a élaboré un prétendu "marxisme" (alors que de nombreux textes fondamentaux de Marx étaient encore inédits !) qui s'est avéré être une idéologie de parti, manipulée par des dirigeants sans réel contrôle des adhérents.
Or, sur plus de 40 ans d'engagement politique, Marx n'a été que quelques années membre de la Ligue des Communistes ainsi que de l'Association Démocratique de Bruxelles, puis plus tard 8 ans membre de l'Association Internationale des Travailleurs - la plupart du temps, il n'a été membre d'aucun parti. Les luttes, le mouvement de conquête de la démocratie et de l'émancipation, n'avaient selon Marx pas besoin d'un parti, mais de larges mobilisations démocratiques. La social-démocratie a ainsi simplifié, droitisé, et falsifié la pensée de Marx.

Dans cette lignée, les sociaux-démocrates russes sont allés encore plus loin. "L'émancipation des classes travailleuses doit être conquise par les classes travailleuses elles-mêmes" pour Marx (octobre 1864), alors que Lénine se revendiquait ouvertement d'un "pouvoir dictatorial personnel" (avril 1918), qu'il a lui-même exercé - se situant donc, en opposition directe avec Marx, dans la tradition du pouvoir d'une minorité sur une majorité opprimée.
Une analyse marxiste montre que les rapports de production en URSS n'ont jamais été socialistes, ils sont toujours restés capitalistes, fonctionnant selon le triptyque décrit par Marx dans Le Capital : salariat - marchandises - argent. La bureaucratie d'état a pris la place de la bourgeoisie en tant que classe dominante exploiteuse (de même en Chine, où le régime passe progressivement du capitalisme d'Etat au capitalisme de marché, sans avoir jamais abandonné l'exploitation capitaliste et l'asservissement du prolétariat).

Au fond la ligne de séparation est :
* d'un côté les marxistes qui militent pour une révolution démocratique et l'instauration de la démocratie réelle ;
* de l'autre différents courants (dont les réformistes et les léninistes), qui sont fondamentalement pour le pouvoir d'une petite minorité : soit en respectant les institutions anti-démocratiques actuelles qui sont une dictature de la bourgeoisie, soit en instaurant le pouvoir d'une infime minorité, "au nom du prolétariat".

Avec la plus grande clarté, Marx écrivait dans le Manifeste Communiste : "le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l'immense majorité au profit de l'immense majorité".
D'autre part, le marxisme vise à l'abolition des états-nations, il est donc anti-nationaliste et clairement internationaliste.

Au delà des mythes et des déformations diverses, le marxisme est donc une composante du mouvement visant à une transformation radicale du monde, par l'abolition du capitalisme, des états, des frontières, des exploitations et des dominations, des inégalités, et des entraves à la liberté de tous.

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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 14:25
Le vendredi 16 mars a été une journée européenne de mobilisation - grèves et manifestations - pour les salariés d'Airbus/EADS. Ils rejettent le plan dit "Power 8" qui vise à supprimer 10.000 emplois en Europe (en particulier en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni). Cette mobilisation simultanée a été une réussite.

Ils montrent ainsi l'exemple à suivre : les luttes se doivent d'être internationales, coordonnées, appliquées y compris au sein des entreprises sous-traitantes.

A la "mondialisation" anti-démocratique et inégalitaire du capitalisme, il ne faut surtout pas répondre par un repli nationaliste, mais par un véritable mondialisme démocratique, à la base, fondamentalement égalitaire, en faveur des individus et non plus des profits.

La logique du profit immédiat et du pouvoir aux actionnaires donne des résultats catastrophiques. C'est aux salariés de prendre la main, en passant outre les frontières !
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 21:22
Selon le Bureau International du Travail (qui dépend de l'Organisation Internationale du Travail, structure de l'ONU), il y avait dans le monde en 2006 plus de 195 millions de chômeurs. Et pour ceux qui ont du travail, c'est pas beaucoup plus brillant : 1,37 milliard de "travailleurs extrêmement pauvres" selon la même source ( http://www.ilo.org/public/french/bureau/inf/pr/2007/2.htm ). De plus, le Bureau International du Travail estimait en 2004 que "chaque année plus de 2 millions de personnes trouvent la mort au travail" ( http://www.ilo.org/public/french/bureau/inf/features/04/wdshw.htm ).
La hausse de la croissance (+ 5,2% en 2006) non seulement ne réduit pas le chômage - alors que c'est ce qu'on nous repète constamment-, mais même n'empêche pas cette nouvelle hausse du chômage (qui porte la hausse à 30,8 millions de chômeurs en plus sur 10 ans).

Quelles solutions ? Pour le patronat et le droite, la solution est simple : toujours pire. Pour Laurence Parisot, présidente du Medef, il faut "supprimer le concept de durée légale du travail" (déclaration du 25 janvier 2007), donc revenir à la situation du début du 19e siècle... Belle modernité : revenir deux siècles en arrière !
Le 24 janvier, Sarkozy avait déclaré devant les patrons de la CGPME : "Si je suis élu, je mettrai en place un contrat unique qui s'inspirera du CNE". Le CNE/CPE pour tous ! Ce serait à la fois un véritable recul de civilisation (la précarité pour tous), et un déni de démocratie, puisque le peuple a déjà rejeté ce système par le mouvement social massif de février à avril 2006.

Baisser les garanties des salariés, ça n'est bon ni pour le chômage ni - évidemment - pour les salariés. Sous la campagne électorale boueuse qui se déroule actuellement, l'UMP et le Medef préparent un recul pour tous, sur la base de principes au service exclusif des intérêts financiers, qui sont en contradiction totale avec la situation réelle des salariés dans le monde.
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