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  • : Pour l'égalité et la liberté pour tous. Pour en finir avec le capitalisme, l'exploitation et toutes les dominations. Pour une extrême-gauche démocratique et unie. Pour l'unité de la gauche démocratique, anti-capitaliste, féministe, révolutionnaire.
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Vendredi 14 novembre 2008
Une nouvelle revue paraît depuis quelques semaines : Critique Sociale.

Critique Sociale est "un bulletin d'informations et d'analyses pour la conquête de la démocratie et de l'égalité."
"Notre but est de contribuer à l'information et à l'analyse concernant les luttes sociales et les mouvements révolutionnaires dans le monde. Nous nous inspirons du "marxisme", en particulier du "luxemburgisme", certainement pas comme des dogmes (qu'ils ne sont en réalité nullement), mais comme des outils contribuant au libre exercice de l'esprit critique, à l'analyse de la société, et à la compréhension de sa nécessaire transformation par l'immense majorité. Nous combattons le capitalisme et toutes les formes d'oppression (sociales, politiques, économiques, de genre). Nous militons pour que "l'émancipation des travailleurs soit l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes", pour une société démocratique, libre, égalitaire et solidaire : une société socialiste, au véritable sens du terme." (présentation).

* Critique Sociale n° 1 (octobre 2008)

* Critique Sociale n° 2 (novembre 2008)

* Critique Sociale n° 3 (décembre 2008)

* Critique Sociale n° 4 - spécial Rosa Luxemburg (janvier 2009)

* Critique Sociale n° 5 (février 2009)

* Critique Sociale n° 6 (mars 2009)

Pour recevoir la revue par mail dès sa parution, écrivez à : critiquesociale-subscribe@yahoogroupes.fr
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Jeudi 22 mai 2008
Ces jours-ci, les dirigeants du Parti dit "socialiste" ne cessent de proclamer en substance et à tour de rôle qu'être de gauche et moderne, ce serait être de droite.
Ces gens, qui n'ont strictement rien de socialistes, appartiennent aux classes les plus privilégiées de la société. De ce fait, il est logique qu'ils ne tiennent absolument pas leur rôle d'opposition, comme on le voit sur la durée de cotisation pour les retraites. Ils sont incapables de défendre les acquis sociaux, et plus : ils n'y voient aucun intérêt, car leur perspective n'est pas de défendre les travailleurs, mais seulement de gérer le système tel qu'il est.

L'adoption ou non du mot libéralisme ne change rien à l'affaire. Les dirigeants du PS ont depuis longtemps renié le socialisme pour se convertir au capitalisme, c'est cela le fond du problème. Que le terme libéralisme corresponde ici aux défenseurs fanatiques du capitalisme, ce n'est qu'un des exemples de ces mots qui sont vidés de leur sens. Même l'expression "économie de marché" n'est pas le problème : le fond de la trahison du PS, c'est sa défense du capitalisme.

C'est un parti qui n'a dans les faits plus rien de socialiste depuis des décennies. Soit le PS veut redevenir socialiste (ce qui n'est le cas d'aucun des dirigeants) et il faut changer radicalement sa politique et son fonctionnement, soit il continue comme maintenant et mieux vaut cesser de mentir et donc abandonner le nom socialisme. Cela permettra de rendre son vrai sens à ce mot (au passage, si le parti post-stalinien franchouillard - dit PCF - pouvait cesser de salir le mot communisme, ce serait une bonne chose aussi).

Bien entendu, ce sont les mêmes qui ont renoncé au socialisme qui renoncent à la démocratie. Comme l'écrivait Rosa Luxemburg : "renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même." L'appareil du PS a d'ores et déjà, et depuis longtemps, renoncé à la fois au socialisme, au mouvement ouvrier, et à la démocratie (même la fin du cumul des mandats, petit projet d'amélioration de la non-démocratie actuelle, a été courageusement abandonnée par le PS).
L'appareil du PCF est dans le même cas, et depuis longtemps aussi : depuis sa soumission au stalinisme, entraînant son adhésion à un régime capitaliste d'Etat et anti-démocratique.

Dans ces conditions, il n'y a rien à attendre de ces appareils politiciens dans notre lutte contre le système actuel, qui est capitaliste et non-démocratique. Comme l'avait annoncé Karl Marx, aujourd'hui plus que jamais "l'émancipation des classes travailleuses doit être conquise par les classes travailleuses elles-mêmes".
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Lundi 21 avril 2008
L'annonce a fait les gros titres vendredi 18 avril : le gouvernement français a annoncé fièrement le doublement de son aide alimentaire.
Une réponse adaptée à la tragique crise qui touche des centaines de millions de personnes dans le monde ?

En réalité, l'aide va bien doubler, mais comme elle était quasi-nulle, deux fois zéro ça fait toujours zéro...
L'aide était de 30 millions d'euros, elle sera désormais de 60 millions d'euros. On pourra toujours se dire que c'est toujours ça, mais force est de constater que l'effet d'annonce remplace une réelle politique de solidarité internationale.
Le budget de l'Etat français est en 2008 de 355 milliards d'euros. Cette aide va donc représenter exactement 0,00017 % du budget de l'Etat.

C'est l'occasion de se rappeler de cette citation de Karl Liebknecht : "La prospérité des peuples est indissolublement liée". En effet, laisser mourir de faim nos semblables est moralement intolérable, et c'est de plus un non-sens en ce qui concerne même des préoccupations égoïstement "nationales"...
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Jeudi 14 février 2008
D'après une enquête publiée le 12 février par le (très patronal) quotidien La Tribune, les grands patrons français gagnent 6,175 millions d'euros par an (chiffre médian). Cela représente tout de même 11 siècles de RMI, et 5 siècles de SMIC !

77% de ces grands patrons français ont vu leur rémunération augmenter de plus de 40% en 2007, étant désormais les mieux payés d'Europe. La France arrive maintenant au 2e rang mondial pour la rémunération des grands patrons, juste après les Etats-Unis.

Les grands patrons français gagnent ainsi en moins de 29 minutes de travail l'équivalent d'un mois de SMIC...

Ces chiffres montrent que les inégalités entre les plus riches d'un côté, et la majorité de l'autre (c'est-à-dire les travailleurs), ne cessent de s'accroître. C'est logique étant donné la politique injuste du gouvernement depuis 2002, et encore plus depuis 2007.
D'autre part le chômage de masse durable, et la précarité, font que les luttes sociales sont plus difficiles à gagner, et que les salaires n'augmentent pas. Les profits sont donc seuls à augmenter, pour le bénéfice exclusif de ceux qui sont déjà privilégiés.

Il n'y a pas de fatalité à cette situation : il nous faut renverser le contexte politique et social, inverser le rapport de force entre classes sociales, pour plus d'égalité et de justice sociale.
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Lundi 19 novembre 2007

Au travers des mobilisations de ces derniers jours, il y a un soulagement, malgré les nombreuses difficultés : une Résistance s'exprime assez largement contre le pouvoir sarkozyste.

Il y a évidemment des insuffisances : il y a notamment nécessité maintenant de mettre en avant des revendications concernant tous les salariés.

Au delà des reculs de société provoqués par la politique de l'UMP, sa politique criminelle contre les immigrés se poursuit.
Le principe de quotas d'expulsés conduit à faire du chiffre au détriment du "facteur humain" si oublié par nos gouvernants, faire du chiffre même si des morts et des vies brisées en résultent... Hortefeux, ministre des assassins, fait sa basse besogne.
De façon générale, les multiples dérapages du dictateur au petit pied passent comme une lettre dans une Poste pas encore privatisée.

Il serait nécessaire que la journée de mobilisation du mardi 20 novembre serve à la constitution d'une résistance unissant les salariés, les étudiants, les chômeurs, les sans-papiers.

Contre le sarkozysme, la mobilisation est la voie de la conquête de la dignité et de la démocratie.

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