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  • : Pour l'égalité et la liberté pour tous. Pour en finir avec le capitalisme, l'exploitation et toutes les dominations. Pour une extrême-gauche démocratique et unie. Pour l'unité de la gauche démocratique, anti-capitaliste, féministe, révolutionnaire.
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /2007 13:32

Le gouvernement refuse l'augmentation du Smic et des minimas sociaux, attaque les services publics (en supprimant des postes et en s'en prenant à la fonction publique), continue et aggrave la chasse aux sans-papiers, s'en prend au remboursement des dépenses de santé : la liste des reculs de société, en cours ou prévus, est longue.

La stratégie du pouvoir est d'imposer des reculs en découpant catégorie par catégorie, en faisant croire que les problèmes sont fragmentés, que le problème du salaire doit être individualisé.

Face à cette propagande simpliste, il faut réaffirmer que la société implique une interdépendance des individus, et que - par exemple - les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (par ce gouvernement) seront forcément payés par tous, ce qui constitue une politique scandaleusement injuste.

Comme l'a dit il y a quelques jours un militant de SUD-Rail : "Sarkozy fait du sarkozysme, maintenant il faut que les syndicats fassent du syndicalisme". En effet, une véritable riposte implique d'opposer un front uni aux attaques dispersées du gouvernement. Et les revendications se doivent de ne pas être seulement défensives, mais doivent aller dans le sens de plus d'égalité (en demandant des harmonisations par le haut, par exemple).

Par ailleurs, Sarkozy, par sa manière de gouverner, constitue un nouveau recul pour la démocratie. En aggravant encore les principes non-démocratiques de la 5e république, c'est à une monarchie en Contrat à Durée Déterminée que nous assistons.

Face à Sarkozy qui est au service de la classe privilégiée, et se comporte comme un monarque en CDD de 5 ans renouvelable, c'est un mouvement démocratique d'ensemble qu'il faut lui opposer. 
L'unité dans la mobilisation doit maintenant se construire.

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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 14:39

Ces derniers mois, les évènements dramatiques que sont les suicides sur le lieu de travail se sont multipliés. Les causes sont, suivant les cas : le stress, les pressions, les mauvaises conditions de travail, la menace de licenciement... et souvent plusieurs de ces éléments à la fois.
C'est donc l'organisation du travail dans notre société qui est en cause.

Voici quelques extraits de l'entretien donné par Christophe Dejours (psychiatre et titulaire de la chaire de psychanalyse santé-travail au CNAM) au Monde du 22 juillet 2007 :

"Autrefois, les suicides au travail étaient rarissimes. Le phénomène correspondait à des situations très précises, comme lors de l'exode rural, qui s'est accompagné d'une crise effroyable dans le monde agricole. Mais, depuis une dizaine d'années, les troubles musculo-squelettiques, le nombre de pathologies liées à la surcharge au travail, ce qu'on appelle aussi les karoshis ("mort par surtravail" en japonais) se multiplient à un rythme inquiétant." "Il faut en chercher l'origine dans la division du travail poussée à l'extrême."

"Le suicide est l'aboutissement d'un processus de délitement du tissu social qui structure le monde du travail. Une organisation du travail ne peut pas être réductible à une division et à une répartition des tâches, froides et rationnelles, évaluables à tout instant."
"Gérer les rapports humains par la violence, les crocs-en-jambe, les humiliations, les calomnies est ce qu'il y a de plus facile."
"Que quelqu'un souffre dans son travail n'est ni nouveau ni exceptionnel. Mais avant, la communauté de travail offrait des contreparties aux conditions de travail difficiles, aux injustices, aux harcèlements, à travers des systèmes de solidarité assez forts, qui permettaient de tenir le coup. On ne laissait pas l'autre s'enfoncer. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, souvent, le lien social a été liquidé, on ne peut plus compter sur les autres, parce que la communauté est divisée et désorganisée."

"Les systèmes d'évaluation cassent le collectif. Les gens n'ont plus les moyens et les conditions psychologiques pour délibérer, faire remonter les problèmes, participer à l'activité obligatoire, parce qu'il faut à tout prix atteindre des objectifs. Travailler sous cet angle, c'est échouer."
"Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système."

"Nous souffrons beaucoup du court-termisme des dirigeants. Economistes et politiques exaltent le système qui consiste à ramasser le maximum d'argent dans un minimum de temps. Or ces bénéfices sont de plus en plus déconnectés du travail. Le "vivre ensemble" n'est pas rentable immédiatement, mais il est fondamental pour la pérennité du système. En tout état de cause, on ne laisse pas des gens mourir à cause du travail. On ne peut pas accepter qu'au nom de l'efficacité économique on casse notre société en mettant les gens sur le bord de la route. Cette violence générée par une mauvaise organisation du travail, c'est la société qui doit ensuite l'assumer en termes de dégâts sociaux et financiers. On ne peut pas constamment pomper le capital humain et l'intelligence collective sans se préoccuper des conséquences. Parce qu'au bout d'un moment, il n'y aura plus rien à pomper, nous aurons une société invivable, et le système économique ne fonctionnera plus. On a peut-être déjà atteint ces limites."


Face à cette situation, le gouvernement prend les choses en main, puisque Christine Lagarde, ministre de l'économie, a déclaré le 10 juillet 2007 à la tribune de l'Assemblée nationale : "il faut en finir avec les théorisations idéologiques, cesser de penser" (extrait du Compte rendu officiel sur le site de l'Assemblée).
Il faudrait donc "cesser de penser", et laisser les conditions de travail se détériorer pour les salariés, jusqu'à mettre en cause leur vie...
"Cesser de penser" : la ministre de l'économie a visiblement commencé à appliquer ce principe à elle-même...

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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 23:20

A la base mouvement de libre critique et d'analyse des luttes dans le monde, le marxisme croule depuis longtemps sous les fausses légendes.

Le marxisme n'est pas une théorie abstraite, et Marx a clairement critiqué ceux qui "à l'organisation graduelle et spontanée du prolétariat en classe" veulent substituer "une organisation de la société fabriquée de toutes pièces par eux-mêmes." Dans ce passage du Manifeste Communiste (1848), Marx ajoute que, pour ces "critico-utopiques", "l'avenir du monde se résout dans la propagande et la mise en pratique de leurs plans de société".
C'est une récusation par avance d'une des principales trahisons du marxisme par des courants se prétendant "marxistes". Le marxisme de Marx part des luttes concrètes, se nourrit des initiatives directes des prolétaires, et ne cherche surtout pas à les "enrégimenter".
Vouloir diriger les luttes à la place des travailleurs mobilisés, c'est à la fois tuer la spontanéité, empêcher le développement autonome de la lutte, briser la prise de conscience du monde qu'une lutte autogérée apporte ; c'est enfin une attitude opposée au marxisme.

Le marxisme c'est notamment la lutte pour la démocratie la plus large, pour l'abolition du capitalisme, pour l'auto-libération du prolétariat mondial, pour en finir avec le travail salarié qui est un esclavage, en finir avec les états qui sont des instruments d'oppression.
Marx était un révolutionnaire pour la conquête de la démocratie réelle - par exemple, son journal la Nouvelle Gazette Rhénane portait comme sous-titre : "Organe de la Démocratie". Il militait pour l'abolition de la dictature bourgeoise par une révolution du plus grand nombre, dirigée par le plus grand nombre.

Il y a, sur ces points comme sur d'autres, une opposition évidente entre Marx et certains "marxistes". A la fin du 19e siècle, la social-démocratie a élaboré un prétendu "marxisme" (alors que de nombreux textes fondamentaux de Marx étaient encore inédits !) qui s'est avéré être une idéologie de parti, manipulée par des dirigeants sans réel contrôle des adhérents.
Or, sur plus de 40 ans d'engagement politique, Marx n'a été que quelques années membre de la Ligue des Communistes ainsi que de l'Association Démocratique de Bruxelles, puis plus tard 8 ans membre de l'Association Internationale des Travailleurs - la plupart du temps, il n'a été membre d'aucun parti. Les luttes, le mouvement de conquête de la démocratie et de l'émancipation, n'avaient selon Marx pas besoin d'un parti, mais de larges mobilisations démocratiques. La social-démocratie a ainsi simplifié, droitisé, et falsifié la pensée de Marx.

Dans cette lignée, les sociaux-démocrates russes sont allés encore plus loin. "L'émancipation des classes travailleuses doit être conquise par les classes travailleuses elles-mêmes" pour Marx (octobre 1864), alors que Lénine se revendiquait ouvertement d'un "pouvoir dictatorial personnel" (avril 1918), qu'il a lui-même exercé - se situant donc, en opposition directe avec Marx, dans la tradition du pouvoir d'une minorité sur une majorité opprimée.
Une analyse marxiste montre que les rapports de production en URSS n'ont jamais été socialistes, ils sont toujours restés capitalistes, fonctionnant selon le triptyque décrit par Marx dans Le Capital : salariat - marchandises - argent. La bureaucratie d'état a pris la place de la bourgeoisie en tant que classe dominante exploiteuse (de même en Chine, où le régime passe progressivement du capitalisme d'Etat au capitalisme de marché, sans avoir jamais abandonné l'exploitation capitaliste et l'asservissement du prolétariat).

Au fond la ligne de séparation est :
* d'un côté les marxistes qui militent pour une révolution démocratique et l'instauration de la démocratie réelle ;
* de l'autre différents courants (dont les réformistes et les léninistes), qui sont fondamentalement pour le pouvoir d'une petite minorité : soit en respectant les institutions anti-démocratiques actuelles qui sont une dictature de la bourgeoisie, soit en instaurant le pouvoir d'une infime minorité, "au nom du prolétariat".

Avec la plus grande clarté, Marx écrivait dans le Manifeste Communiste : "le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l'immense majorité au profit de l'immense majorité".
D'autre part, le marxisme vise à l'abolition des états-nations, il est donc anti-nationaliste et clairement internationaliste.

Au delà des mythes et des déformations diverses, le marxisme est donc une composante du mouvement visant à une transformation radicale du monde, par l'abolition du capitalisme, des états, des frontières, des exploitations et des dominations, des inégalités, et des entraves à la liberté de tous.

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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /2007 14:25
Le vendredi 16 mars a été une journée européenne de mobilisation - grèves et manifestations - pour les salariés d'Airbus/EADS. Ils rejettent le plan dit "Power 8" qui vise à supprimer 10.000 emplois en Europe (en particulier en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni). Cette mobilisation simultanée a été une réussite.

Ils montrent ainsi l'exemple à suivre : les luttes se doivent d'être internationales, coordonnées, appliquées y compris au sein des entreprises sous-traitantes.

A la "mondialisation" anti-démocratique et inégalitaire du capitalisme, il ne faut surtout pas répondre par un repli nationaliste, mais par un véritable mondialisme démocratique, à la base, fondamentalement égalitaire, en faveur des individus et non plus des profits.

La logique du profit immédiat et du pouvoir aux actionnaires donne des résultats catastrophiques. C'est aux salariés de prendre la main, en passant outre les frontières !
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 21:22
Selon le Bureau International du Travail (qui dépend de l'Organisation Internationale du Travail, structure de l'ONU), il y avait dans le monde en 2006 plus de 195 millions de chômeurs. Et pour ceux qui ont du travail, c'est pas beaucoup plus brillant : 1,37 milliard de "travailleurs extrêmement pauvres" selon la même source ( http://www.ilo.org/public/french/bureau/inf/pr/2007/2.htm ). De plus, le Bureau International du Travail estimait en 2004 que "chaque année plus de 2 millions de personnes trouvent la mort au travail" ( http://www.ilo.org/public/french/bureau/inf/features/04/wdshw.htm ).
La hausse de la croissance (+ 5,2% en 2006) non seulement ne réduit pas le chômage - alors que c'est ce qu'on nous repète constamment-, mais même n'empêche pas cette nouvelle hausse du chômage (qui porte la hausse à 30,8 millions de chômeurs en plus sur 10 ans).

Quelles solutions ? Pour le patronat et le droite, la solution est simple : toujours pire. Pour Laurence Parisot, présidente du Medef, il faut "supprimer le concept de durée légale du travail" (déclaration du 25 janvier 2007), donc revenir à la situation du début du 19e siècle... Belle modernité : revenir deux siècles en arrière !
Le 24 janvier, Sarkozy avait déclaré devant les patrons de la CGPME : "Si je suis élu, je mettrai en place un contrat unique qui s'inspirera du CNE". Le CNE/CPE pour tous ! Ce serait à la fois un véritable recul de civilisation (la précarité pour tous), et un déni de démocratie, puisque le peuple a déjà rejeté ce système par le mouvement social massif de février à avril 2006.

Baisser les garanties des salariés, ça n'est bon ni pour le chômage ni - évidemment - pour les salariés. Sous la campagne électorale boueuse qui se déroule actuellement, l'UMP et le Medef préparent un recul pour tous, sur la base de principes au service exclusif des intérêts financiers, qui sont en contradiction totale avec la situation réelle des salariés dans le monde.
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 19:41
Le terme "extrême-gauche" recouvre aujourd'hui l'ensemble de la gauche qui milite pour en finir avec le capitalisme et toutes les oppressions. Ce qui ne fait en fait pas très lourd, notamment en terme d'organisations.

Malgré tout, l'extrême-gauche est plurielle. C'est positif, mais trop souvent des erreurs voire mensonges du passé ont encore cours - le mort domine le vivant.
Etre fidèle à une "tradition" révolutionnaire, c'est être fidèle aux luttes collectives de la base, et pas à la parole de certains militants, dont les écrits doivent toujours être passés au crible de l'esprit critique le plus libre.
On peut et on doit à la fois être tournés vers l'avenir, tout en connaissant notre passé et en en tirant toutes les leçons. Par exemple, l'immense majorité des "marxistes" du 20e siècle étaient en net recul par rapport à Marx sur des sujets comme la démocratie, la nature de la révolution, le salariat, etc... Ce large recul, qui est souvent allé jusqu'à la trahison pure et simple, était clairement une dérive vers la droite.
Pour être pleinement tournés vers l'avenir, il faut être au clair sur ce qui nous a précédé.

Notre objectif doit être le dépassement des dominations politiques et économiques par une révolution sociale mondiale. C'est à l'ensemble du mouvement mobilisé d'être collectivement acteur, penseur, et leader du changement de société.
Une extrême-gauche qui se veut pleinement démocratique et efficace ne peut que se baser sur l'énergie et la créativité qui émerge des luttes.
Cette extrême-gauche aurait pour but d'informer, d'analyser, et de participer - sans prétendre diriger - aux luttes, au mouvement d'abolition du capitalisme, et à la conquête de la démocratie.
Il reste, là aussi, beaucoup à inventer.
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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /2006 15:54
L'anniversaire médiatique des révoltes de l'an dernier ne sert qu'à alimenter le délire sécuritaire, qui - c'est bizarre - ressort toujours à quelques mois de la présidentielle.

Pour rappeler quelques vérités, 3 courts extraits pris du Monde du 25 octobre 2006 :

« Sofiane, 20 ans, une gueule d'ange qui prépare des concours de la fonction publique, évoque un sentiment d'insécurité permanent face aux forces de l'ordre. »
« "Pendant un contrôle, vous pouvez vous prendre des claques, des insultes. Les flics viennent dans la cité et ils peuvent vous coller n'importe quoi sur le dos. Vous pouvez jamais savoir ce qui va vous arriver." Mieux vaut s'enfuir en courant que d'être contrôlé, disent la plupart des jeunes. »
« "L'autre fois, la police a fait allonger les jeunes par terre devant l'immeuble. Avec leurs chiens, ils les ont humiliés, volontairement." Des témoignages repris par d'autres voisins, atterrés par l'attitude de la police, des CRS en particulier. »

Petite remarque en passant : bien qu'étant "jeune de banlieue", personne ne m'appelle jamais comme ça. La couleur de peau, peut-être ? Une vérité politiquement incorrecte en ces temps où le racisme est "décomplexé" : quand la droite revient à ses vieux démons (au siècle dernier c'était l'antisémitisme, puis le racisme anti-italiens, ainsi de suite...), et flatte les vieux préjugés, la france est bien rance...
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 18:05
Il y a 50 ans, une tentative de révolution éclatait en Hongrie. Les motifs étaient de natures sociales et politiques : opposition au régime stalinien en place, qui était doublement oppresseur du fait de sa nature capitaliste d'Etat (oppression politique et oppression économique), et opposition à l'impérialisme de l'URSS.

Partie de puissantes manifestations pour la démocratisation du régime et pour la transformation de la société hongroise, la révolte s'opposa de plus en plus au régime. En quelques jours, une grève générale spontanée (et illégale) gagna le pays, et des conseils ouvriers se formèrent. Ces conseils coordonnant la lutte, et débattant démocratiquement des mesures à prendre pour changer la société (rappelant ainsi la phrase de Karl Marx selon laquelle "la première étape dans la révolution" doit être "la conquête de la démocratie").

Fin octobre, au cours d'une manifestation à Budapest, la police politique stalinienne ouvrait le feu sur les manifestants, montrant une fois de plus la nature violemment anti-ouvrière du régime. Cette répression féroce ne fit que renforcer la détermination des étudiants et salariés hongrois, qui intensifièrent leur lutte.

Le nouveau dirigeant hongrois qui avait été mis en place sous la pression populaire, Imre Nagy (communiste partisan de la déstalinisation), décida la sortie du "pacte de Varsovie" et la neutralité internationale de la Hongrie. Dans le monde de la guerre froide, les Etats étaient pour l'essentiel divisés entre deux blocs impérialistes : l'Otan étant l'instrument de domination des USA, et le pacte de Varsovie l'instrument de domination de l'URSS. Quitter ce carcan militaire et ne pas en rejoindre un autre était donc un acte important.

Le 4 novembre, l'armée russe déclenchait l'offensive, brisant militairement le mouvement spontané des masses. La répression fit de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers de morts, selon les sources. De part sa nature économique et politique, l'URSS ne pouvait tolérer la perte d'une zone d'influence et d'un Etat vassal, qui lui était utile d'un point de vue stratégique et pour ses débouchés capitalistes.

Ce mouvement révolutionnaire a ainsi été brisé en quelques semaines à peine, malgré la résistance des insurgés. Il est donc difficile de savoir jusqu'où son évolution aurait pu abolir les structures de domination, certaines étant spécifiques au stalinisme, d'autres étant communes à l'ensemble des régimes capitalistes (contrainte de l'argent et du salariat, pouvoir confisqué par une "classe politique", etc).

Un véritable bouleversement politique était possible, les conseils ouvriers militant "pour un socialisme indépendant et démocratique". La victoire ne pouvait passer que par la prise de pouvoir collective du mouvement de la base des conseils ouvriers, contre la dictature stalinienne, pour la conquête de la démocratie prolétarienne et l'abolition de l'exploitation.
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 15:59
L'intervention policière massive aux Mureaux, le 4 octobre 2006, a été le théâtre d'évènements inadmissibles. Des enfants braqués par des policiers, porte défoncée avec frais de réparation à la charge des victimes ("une erreur" selon les forces de l'ordre), nombreuses personnes (n'ayant rien fait !) réveillées à 6h du matin et plaquées à terre, tout ça... pour rien.
Au delà de ces bavures choquantes, c'est une logique d'intervention militaire qui est mise en oeuvre, avec une stigmatisation de populations entières comme étant des ennemis.

C'est un nouvel exemple de l'arbitraire qui peut s'abattre au hasard (et souvent au "faciès") sur n'importe qui, sans réparation quelle qu'elle soit. La politique actuelle est une atteinte régulière à la sûreté des citoyens.

Autre exemple : fin septembre, trois policiers passaient en procès pour avoir tué un sans-papier au cours de son expulsion par avion. Getu Hagos, 25 ans, est tombé dans le coma le 16 janvier 2003 suite à de graves brutalités commises par trois policiers français, et il est mort deux jours plus tard. Un des policiers a déclaré avoir "appliqué exactement ce qu'on m'a dit de faire dans ces situations". Le jugement sera rendu le 23 novembre, seule de la prison avec sursis a été requise (!), et la hiérarchie des policiers n'est même pas mise en cause. Précision : ces expulsés sont officiellement appelés "déportés accompagnés"... (voir L'Express, Libération et nouvelobs.com du 29-09-2006).


Ajout du 24 novembre 2006 : Un des policiers a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, et les deux autres ont été acquittés. Il serait donc plus grave de faucher quelques plants de maïs OGM que de provoquer la mort d'un être humain ?
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Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /2006 23:49

Le torrent de préjugés frelatés que la droite déverse actuellement est impressionnant ; notamment en matière d'immigration. Cette logique de bouc-émissaire est depuis des siècles un classique de tous les politiciens conservateurs, qui travaillent depuis des siècles pour une petite minorité privilégiée à laquelle ils appartiennent.

Il faudrait, selon les nationalistes de tous bords, que les immigrés "s'intègrent". Mais s'intégrer à quoi ? Les nationalistes montrent là la faiblesse de leur "pensée", leur vision post-colonialiste, leur politique de réduction de la culture et des échanges. Le chauvinisme est un appauvrissement de la pensée, une idéologie abjecte et lamentablement rétrograde.

La révolution sociale est, il faut le rappeler, fondamentalement antinationale. L'internationalisme véritable c'est le dépassement intégral des nations. Il est nécessaire de le redire puisque des courants du 20e siècle se disant de gauche, étant en réalité complètement contre-révolutionnaires, ont été et sont encore des soutiens au nationalisme le plus bas (stalinisme, social-capitalisme...).

Karl Marx disait : "Je suis un citoyen du monde, et je travaille là où je me trouve" (cité par Paul Lafargue dans Souvenirs personnels sur Karl Marx, 1890). Cette philosophie reste encore d'avenir.

La gauche démocratique et anticapitaliste doit se proclamer franchement, haut et fort, antinationaliste.

* Liberté totale de circulation et d'installation de tous les êtres humains, partout sur la planète !

* Régularisation immédiate et sans condition de tous les sans-papiers !

* Egalité de toutes et tous dans tous les domaines, quelle que soit la nationalité !

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