Sarkozy : le recul et la fragmentation

Publié le par égalité

Le gouvernement refuse l'augmentation du Smic et des minimas sociaux, attaque les services publics (en supprimant des postes et en s'en prenant à la fonction publique), continue et aggrave la chasse aux sans-papiers, s'en prend au remboursement des dépenses de santé : la liste des reculs de société, en cours ou prévus, est longue.

La stratégie du pouvoir est d'imposer des reculs en découpant catégorie par catégorie, en faisant croire que les problèmes sont fragmentés, que le problème du salaire doit être individualisé.

Face à cette propagande simpliste, il faut réaffirmer que la société implique une interdépendance des individus, et que - par exemple - les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (par ce gouvernement) seront forcément payés par tous, ce qui constitue une politique scandaleusement injuste.

Comme l'a dit il y a quelques jours un militant de SUD-Rail : "Sarkozy fait du sarkozysme, maintenant il faut que les syndicats fassent du syndicalisme". En effet, une véritable riposte implique d'opposer un front uni aux attaques dispersées du gouvernement. Et les revendications se doivent de ne pas être seulement défensives, mais doivent aller dans le sens de plus d'égalité (en demandant des harmonisations par le haut, par exemple).

Par ailleurs, Sarkozy, par sa manière de gouverner, constitue un nouveau recul pour la démocratie. En aggravant encore les principes non-démocratiques de la 5e république, c'est à une monarchie en Contrat à Durée Déterminée que nous assistons.

Face à Sarkozy qui est au service de la classe privilégiée, et se comporte comme un monarque en CDD de 5 ans renouvelable, c'est un mouvement démocratique d'ensemble qu'il faut lui opposer. 
L'unité dans la mobilisation doit maintenant se construire.

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