Pour une gauche anti-capitaliste, internationaliste, démocratique et unie

Publié le par Egalité

Quel que soit le bout par lequel on commence à regarder le monde actuel, le constat d'échec du capitalisme est évident.

Par exemple concernant l'énergie : la crise écologique et sociale devrait logiquement amener l'usage intensif d'énergies renouvelables socialisées. Et bien on voit tout le contraire ! Le gouvernement français privatise progressivement EDF et GDF, et reste le serviteur du lobby du pétrole qui est une énergie chère, très polluante, et aux réserves limitées.
Cette politique absurde correspond globalement aux politiques menées par les autres puissances étatiques du Monde, même si la France est beaucoup plus en retard que d'autres sur l'éolien et le solaire.

Pour arrêter cette marche absurde dans le mur, il faut voir que ce qui est en cause c'est la logique du système capitaliste : le plus gros profit immédiat, le pouvoir pour quelques-uns, ceux qui détiennent le capital.
C'est contre cela que luttent des mouvements divers dans le monde, et un certain nombre de courants politiques plus ou moins dispersés.

Cette "gauche anti-capitaliste démocratique" peut aussi être appelée pour aller vite  "extrême-gauche", sans avoir de connotation sectaire. Ce terme peut regrouper en fait ceux qui ne vivent pas dans le mythe absurde selon lequel le capitalisme serait indépassable, le meilleur système, etc.
Le capitalisme peut et doit être dépassé, remplacé par un autre système politique et social qui refuserait la suprématie de l'argent, du salariat, et des profits. Les luttes sociales et politiques peuvent s'unifier et passer à l'élaboration d'un Monde plus juste, en révolutionnant la société.

Cet objectif a été en partie décrédibilisé par certaines "expériences" autoritaires du 20e siècle (Urss, Chine...), qui ont toutes fait l'inverse d'une politique anti-capitaliste et démocratique, et ont été des régimes capitalistes d'Etat. De nombreux marxistes, de différentes sensibilités, ont d'ailleurs dénoncé avec ces termes, dès l'origine, cette contradiction gigantesque entre les paroles et les faits. Ces régimes avaient gardé le principe du pouvoir de quelques-uns, étant ainsi en contradiction avec les enseignements des luttes, et les textes des théoriciens du communisme et du socialisme (Marx en tête).

Loin de ces renoncements, le mouvement démocratique, et donc anti-capitaliste, est en fait le seul courant politique qui ne veut pas le pouvoir pour lui-même, mais tout le pouvoir à l'ensemble de la population, sans discrimination aucune (de sexe, d'origine, etc...). C'est un mouvement politique qui pourrait s'unir si les bases sont claires : le mythe léniniste des chefs, tout comme les illusions qui persistent concernant le système actuel et les alliances avec les "sociaux-capitalistes" (notamment du PS), ne permettent pas d'aller de l'avant et d'y aller unis et nombreux.
C'est par le débat et la discussion libre et fraternelle que l'on peut espérer voir émerger véritablement cette gauche anti-capitaliste, internationaliste, démocratique et unie.

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llh 15/09/2006 12:15

Faut pas oublier les anarchistes aussi !
Nous, on essaie, chez nous, de fonctionner tous ensemble en dépit de nos différentes opinions. Mais l'union ne peut se faire que dans l'action et par la base. De plus, la gauche anticapitalise doit être ouverte et avoir un objectif de massification des idées d'extreme gauche. Enfin, il est hors de question qu'une telle union se fasse dans le respect du système politique de la Vème république et qu'il participe à des élections.
Sinon, très intéressant, ton blog.

égalité 19/09/2006 11:42

Les marxistes ne souhaitent pas obliger les anarchistes à se présenter aux élections : je ne vois donc pas pourquoi les anarchistes souhaiteraient nous empêcher de nous présenter !
Sinon d'accord avec la lutte contre le système politique actuel, qui n'est en fait pas démocratique.

JM EDWIN 14/09/2006 12:34

Je partage cet objectif général d'une "gauche anticapitaliste démocratique et unie". La question est comment la construire? Par en bas avec les militants politiquement inorganisés? Ou faut-il tenir compte des organisations existantes et des forces aujourd"'hui existantes? Merci de préciser ...

égalité 19/09/2006 11:41

Les deux approches doivent se compléter : les organisations ne regroupent que peu de militants, se contenter d'unir ceux qui militent déjà serait insuffisant. Il faut l'unité entre les "non-organisés" et les militants, avec un fonctionnement 100% démocratique et sans bureaucratie.