Arbitraire généralisé

Publié le par égalité

L'intervention policière massive aux Mureaux, le 4 octobre 2006, a été le théâtre d'évènements inadmissibles. Des enfants braqués par des policiers, porte défoncée avec frais de réparation à la charge des victimes ("une erreur" selon les forces de l'ordre), nombreuses personnes (n'ayant rien fait !) réveillées à 6h du matin et plaquées à terre, tout ça... pour rien.
Au delà de ces bavures choquantes, c'est une logique d'intervention militaire qui est mise en oeuvre, avec une stigmatisation de populations entières comme étant des ennemis.

C'est un nouvel exemple de l'arbitraire qui peut s'abattre au hasard (et souvent au "faciès") sur n'importe qui, sans réparation quelle qu'elle soit. La politique actuelle est une atteinte régulière à la sûreté des citoyens.

Autre exemple : fin septembre, trois policiers passaient en procès pour avoir tué un sans-papier au cours de son expulsion par avion. Getu Hagos, 25 ans, est tombé dans le coma le 16 janvier 2003 suite à de graves brutalités commises par trois policiers français, et il est mort deux jours plus tard. Un des policiers a déclaré avoir "appliqué exactement ce qu'on m'a dit de faire dans ces situations". Le jugement sera rendu le 23 novembre, seule de la prison avec sursis a été requise (!), et la hiérarchie des policiers n'est même pas mise en cause. Précision : ces expulsés sont officiellement appelés "déportés accompagnés"... (voir L'Express, Libération et nouvelobs.com du 29-09-2006).


Ajout du 24 novembre 2006 : Un des policiers a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, et les deux autres ont été acquittés. Il serait donc plus grave de faucher quelques plants de maïs OGM que de provoquer la mort d'un être humain ?

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