A droite toute ?

Publié le par égalité

Ces jours-ci, les dirigeants du Parti dit "socialiste" ne cessent de proclamer en substance et à tour de rôle qu'être de gauche et moderne, ce serait être de droite.
Ces gens, qui n'ont strictement rien de socialistes, appartiennent aux classes les plus privilégiées de la société. De ce fait, il est logique qu'ils ne tiennent absolument pas leur rôle d'opposition, comme on le voit sur la durée de cotisation pour les retraites. Ils sont incapables de défendre les acquis sociaux, et plus : ils n'y voient aucun intérêt, car leur perspective n'est pas de défendre les travailleurs, mais seulement de gérer le système tel qu'il est.

L'adoption ou non du mot libéralisme ne change rien à l'affaire. Les dirigeants du PS ont depuis longtemps renié le socialisme pour se convertir au capitalisme, c'est cela le fond du problème. Que le terme libéralisme corresponde ici aux défenseurs fanatiques du capitalisme, ce n'est qu'un des exemples de ces mots qui sont vidés de leur sens. Même l'expression "économie de marché" n'est pas le problème : le fond de la trahison du PS, c'est sa défense du capitalisme.

C'est un parti qui n'a dans les faits plus rien de socialiste depuis des décennies. Soit le PS veut redevenir socialiste (ce qui n'est le cas d'aucun des dirigeants) et il faut changer radicalement sa politique et son fonctionnement, soit il continue comme maintenant et mieux vaut cesser de mentir et donc abandonner le nom socialisme. Cela permettra de rendre son vrai sens à ce mot (au passage, si le parti post-stalinien franchouillard - dit PCF - pouvait cesser de salir le mot communisme, ce serait une bonne chose aussi).

Bien entendu, ce sont les mêmes qui ont renoncé au socialisme qui renoncent à la démocratie. Comme l'écrivait Rosa Luxemburg : "renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même." L'appareil du PS a d'ores et déjà, et depuis longtemps, renoncé à la fois au socialisme, au mouvement ouvrier, et à la démocratie (même la fin du cumul des mandats, petit projet d'amélioration de la non-démocratie actuelle, a été courageusement abandonnée par le PS).
L'appareil du PCF est dans le même cas, et depuis longtemps aussi : depuis sa soumission au stalinisme, entraînant son adhésion à un régime capitaliste d'Etat et anti-démocratique.

Dans ces conditions, il n'y a rien à attendre de ces appareils politiciens dans notre lutte contre le système actuel, qui est capitaliste et non-démocratique. Comme l'avait annoncé Karl Marx, aujourd'hui plus que jamais "l'émancipation des classes travailleuses doit être conquise par les classes travailleuses elles-mêmes".

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